La belle et la bête

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Beau livre illustré
Grand format (25 x 35 cm)

En pré-commande.
À
paraître le 25 septembre 2026.
Les précommandes seront expédiées le 25 sept.

Tirage de tête : 120 exemplaires numérotés I à CXX, 200 €
Tirage courant : 872 numérotés 1 à 872, 160 €

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La Belle et la Bête, le livre hommage au film de Jean Cocteau, illustré de nombreux inédits ; manuscrits, dessins et photos

La Belle et la Bête de Jean Cocteau fête cet automne son 80e anniversaire, et reste plus intemporel que jamais.

Lorsque Josette Day, inoubliable en Belle, arrive au château de la Bête, des bras sortent des murs pour tenir les chandeliers et les portes s’ouvrent seules… La Bête, incarnée par un Jean Marais formidablement grimé, offre un contraste saisissant entre son apparence imposante et la douceur qui se dégage d’elle… Belle pleure des larmes de diamants. Un miroir est une fenêtre sur le monde et un gant vous transporte ailleurs. C’est tout cela, La Belle et la Bête de Jean Cocteau : « Un conte de fées où les fées n’apparaissent pas. »

Ce livre, écrit et dirigé par Dominique Marny, est un vibrant hommage à l’œuvre de son grand-oncle Jean Cocteau.

Le cinéma : « la seule machine capable de donner corps à mon rêve »

 Depuis qu’il est enfant, Jean Cocteau rêve de « peindre et de porter à la scène » cette histoire d’amour, aussi folle que pure. Une histoire qui projette le lecteur au-delà des apparences, vainc les sortilèges, et qu’il a découverte sous la plume de madame Leprince de Beaumont. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, ce rêve devient nécessité : il s’agit de souffler un peu de magie et de beauté sur un monde qui a beaucoup souffert. Jean Cocteau se replonge dans le livre, convaincu que son désir peut devenir réalité. Ce sera l’occasion de retrouver le chemin des studios de cinéma ; puis d’esquisser et tailler un rôle emblématique à l’homme qui partage sa vie et qu’il surnomme tendrement Jeannot, c’est-à-dire Jean Marais. Du sur-mesure artistique et amoureux, qui transparaît dans chaque plan du film.

« Une fête de famille, un arbre de Noël d’ombres et de lumières »

Le tournage est une succession de péripéties, et mériterait presque qu’on lui consacre un film, à lui-aussi. Déterminé à « arracher ce conte au néant », « par surprise » s’il le faut, Jean Cocteau ne baissera jamais les bras face aux difficultés qui se présentent à lui, qu’elles soient d’ordre technique, matériel ou humain. Le bruit d’un avion dans le ciel qui vient ruiner une prise ; un accident équestre ; la maladie… Si le sort ne s’acharne pas, il défie en revanche la ténacité et l’ingéniosité du maître d’orchestre. Le poète soulignera d’ailleurs l’importance cruciale jouée par son équipe dans ces instants difficiles : les présences de Georges Auric, de Christian Bérard, d’Henri Alekan et des comédiens, à ses côtés, cet assemblage de talent et de générosité explique en partie le succès du film.

Un livre conçu comme une exposition

C’est cette épopée, depuis la lecture du conte de madame Leprince de Beaumont par Jean Cocteau, de la naissance de l’idée jusqu’à sa sortie en salles, en passant par l’écriture du scénario, la préparation du tournage et la réalisation, que raconte Dominique Marny dans ce beau-livre anniversaire. Citations, extraits manuscrits saisissants (comme le scénario, ou encore le journal tenu par Jean Cocteau entre 1944 et 1946), plans les plus cultes du film, trucages expliqués, dessins dévoilant les coulisses, maquettes de décors et costumes… une promenade onirique attend le lecteur à chaque nouvelle page.

« La sortie officielle a lieu à Paris, le 29 octobre 1946, aux cinémas Colisée et Madeleine dont les façades disparaissent derrière les affiches de Jean-Denis Malclès. Auprès des jeunes et des moins jeunes spectateurs, le succès est total. On rêve, on pleure, on se prend à croire à l’impossible. Si Josette Day et Jean Marais ignorent encore qu’ils vont entrer dans la légende, ils peuvent se réjouir du bonheur que dispensent leurs présences. Le film remporte le prix Louis Delluc, considéré comme l’une des plus illustres récompenses dédiées au cinéma. Au fil du temps, l’abondant courrier que reçoit Cocteau témoigne d’un engouement qui ne faiblira pas. Pierre Lagarde, critique de cinéma, a vu juste en prédisant : ‘La Belle et la Bête n’est pas seulement une remarquable, une éclatante réussite. C’est une œuvre qui sera classique demain.’ » (voir texte de Dominique Marny)

Un beau-livre signé par Dominique Marny, en codirection artistique avec Nicolas Patrzynski

Dominique Marny a publié de nombreux romans et documents. À son grand-oncle Jean Cocteau, elle a consacré huit ouvrages dont Jean Cocteau, archéologue de sa nuit et Jean Cocteau, le roman d’un funambule. En 2023, elle publie Jean Cocteau - Chambres avec vues aux Éditions des Saints Pères.

Depuis quelques années, elle travaille sur le sentiment amoureux à travers l’art et la littérature, thème qui a donné naissance à plusieurs livres (dont l’ouvrage Je t’aime). Elle a été commissaire d’une dizaine d’expositions dans des musées privés et publics. Depuis 2018, elle est la présidente du Comité Jean Cocteau.

Nicolas Patrzynski œuvre dans le domaine de la culture et des arts depuis de nombreuses années, en tant que directeur artistique, concepteur graphique et commissaire d’expositions. Il est l’auteur de l’habillage graphique que le lecteur retrouvera dans cet ouvrage. Habitué des coréalisations avec Dominique Marny, il a également été le co-directeur artistique deJean Cocteau - Chambres avec vues.

Extrait du chapitre : « Une esthétique du merveilleux »

« La Belle et la Bête n’est pas seulement un film revisitant un conte, mais une méditation sur les apparences et l’amour. Cocteau ne s’est pas contenté de retranscrire une histoire aux origines lointaines. Il se l’est appropriée jusqu’à la transformer en poésie visuelle : celle où se rejoignent les mythes et symboles qui, tout au long de sa vie, l’ont accompagné. En mots, en images, grâce à son écriture reconnaissable entre toutes, il parvient à nous faire croire qu’une jeune fille renonce à une vie normale pour retrouver une bête. Afin que les scènes naissent d’un rêve, il n’hésite pas à utiliser les ralentis et les trucages. Cette faculté à plonger dans l’irréalité, Cocteau la maîtrise. Depuis qu’il écrit, dessine, met en scène, tourne, il déambule sans difficulté dans des espaces aux contours indéfinis. Aux décors et objets choisis, il joint cinq talismans qui appartenant à la Bête assoient son pouvoir. »

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