La Nuit des temps de

1000 exemplaires numérotés

227,49 €

Pole sud, 1960. La mission scientifique du professeur Simon fore la glace dans le froid et le vent. Soudain, un son se fait entendre à 900 mètres de profondeur. Une expédition vers le centre de la Terre se met en place...

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Le Manuscrit de La Nuit des temps

Il y a tout juste 50 ans, en Octobre 1968, paraissait le manuscrit de La Nuit des temps. Composé de 929 feuillets volants, le manuscrit de La Nuit des temps est recouvert de l’écriture vive et déliée d’un René Barjavel en pleine effervescence.

Rédigé en seulement six mois, le roman tenait initialement dans la quarantaine de pages d’un scénario écrit par René Barjavel pour un film d’André Cayatte - qui demeura à l’état de projet.

La malédiction de La Nuit des temps

Dans un entretien publié dans Trente ans de Prix des libraires, René Barjavel raconte qu’une (fausse) dépêche publiée dans un journal de l’été 1965, une « perle de l’été », est en partie à l’origine de La Nuit des temps : « Les journaux annoncèrent en trois lignes qu'un satellite américain passant au-dessus du pôle sud, avait reçu et enregistré des signaux radio. »

Passionné par cette nouvelle, l’écrivain guette en vain une confirmation et poursuit : « Extraordinaire coïncidence, je venais de prendre contact avec mon ami André Cayatte qui avait envie de réaliser un film de science-fiction et m'avait demandé de travailler avec lui sur un scénario d'après une idée qu'il avait eue ». Restait à construire une histoire...

D’abord réticent, Barjavel se laisse convaincre par la trame que lui expose Cayatte : « On découvre sous les glaces du pôle sud un homme qui a été mis en hibernation par une civilisation disparue, dont il est le seul survivant. On le ranime, et il raconte son histoire, qui a des conséquences dans le présent. Il faudrait voir ce que l'on peut en tirer. »

En quelques jours seulement, les deux hommes ébauchent un synopsis de quelques pages qui leur permet d’obtenir l’option d’un producteur. Cependant, malgré un travail quotidien de plusieurs heures, le scénario va piétiner, jusqu’à l’instant où Barjavel se rend compte que leur histoire « boîtait » « parce qu'elle n'avait qu'une seule jambe ! » : « Ce n'était pas un homme qu'il fallait trouver sous la glace : c'était un couple. »

Avec cette nouvelle Ève, « toutes les tragédies du monde deviennent possibles» . Un mois plus tard, Cayatte et Barjavel font parvenir un scénario de quarante-deux pages au producteur, lequel les rappelle, très enthousiaste, dès le lendemain. Pendant une semaine, les auteurs imaginent constituer « une sorte de conseil composé des plus grands artistes et techniciens du cinéma, et de leur demander de créer un monde ».

Mais le huitième jour, alors que les deux amis foisonnent de créativité et d'inventivité, le producteur parisien les recontacte et leur annoncer qu’il est contraint d'abandonner le projet. Le film ne pourra pas se faire « car celui-ci est trop cher ». Renonçant alors à son rêve de créer un monde nouveau, René Barjavel remise le scénario au fond d'un tiroir, persuadé qu'il n'y reviendra jamais.

« Faire passer ce cinéma dans la tête des lecteurs,
c'est le travail excitant, éreintant, du romancier »

Malgré la réticence de l’écrivain à tirer un roman du film avorté – « Il y a autant de différence entre un roman et un scénario qu'entre Concorde et sa maquette » –, Barjavel ne résiste finalement pas à revenir à ce « monde disparu depuis neuf cent mille ans » qui lui inspire tant de nostalgie. Un an plus tard, il annonce à Cayatte qu’il se lance dans l’écriture d’un livre. Il va y travailler pendant six mois.

Son éditeur habituel, Denoël, le refuse ; Barjavel le confie alors au directeur des Presses de la cité, Sven Nielsen, qui l’accepte sans hésitation et accélère même la fabrication du livre afin d’envoyer les bonnes feuilles du premier tirage aux membres du jury du 15e Prix des Libraires.

Couronné du Prix des Libraires de 1969, La Nuit des Temps est un succès publié dans une dizaine de pays, dont les États-Unis. Qualifié de « nostalgique du bonheur » et de « grand visionnaire » dans Le Magazine littéraire, ou encore de « défricheur d’utopie » dans Paris-Match, René Barjavel prend place, pour Le Figaro, « dans la grande tradition de Jules Verne ».

Claire Chazal présente le manuscrit de La Nuit des temps :

Un manuscrit inédit

Le manuscrit, inédit, est édité à 1000 exemplaires numéroté.

signature Barjavel

La presse en parle :

"On y voit l’écriture de René Barjavel, ronde et assurée, au feutre bleu, sur des pages chargées de nombreuses corrections. (...)"

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