Le Testament de Napoléon

Tirage blanc et or,
Numéroté de 1 à 1000,

160,00 €
TTC

Nouvelle collection toilée
Grand format (25 x 35 cm)

livraison gratuite Livraison gratuite 
Paiements 3x sans frais

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Le Testament de Napoléon Bonaparte - Un manuscrit autographe à la croisée des chemins, entre document historique et intime

Longwood, sur l’île de Sainte-Hélène, 5 mai 1821. Napoléon vit ses dernières heures. Il a pris soin, dans les semaines qui ont précédé, de mettre ses volontés par écrit. Il a dicté, recopié et signé les feuillets qui composent ce document exceptionnel, conservé dans la fascinante Armoire de fer aux Archives nationales.

Testament de Napoléon

Un acte principal, neuf codicilles, des inventaires listant les objets en sa possession (mobilier, armement, vêtements) et des instructions précises aux exécuteurs testamentaires : l’ensemble testamentaire de Napoléon représente une quarantaine de pages, où sa calligraphie à l’encre noire, élégante, tantôt réfléchie ou pressée, généreuse ou plus parcimonieuse, se déploie.

Ici, le personnage de légende se dévoile : c’est un homme de foi ; un mari qui a de « tendres sentiments » pour son épouse ; un père qui prodigue des conseils à son fils – dont celui de se consacrer au peuple français, qu’il a lui-même tant aimé – ; un chef de guerre reconnaissant envers la fidélité de ses soldats et de ses compagnons d’exil ; et un homme soucieux de la postérité, exprimant par exemple son désir de voir sa biographie rédigée par l’Académicien Antoine Vincent Arnault ou de reposer sur les bords de la Seine. En France.

Mais c’est aussi « un texte à consonances politiques et une longue liste de legs à des particuliers, à des entités locales ayant souffert des défaites de 1814 et 1815 et à des centaines de milliers d’anciens soldats des armées de la Révolution et de l’Empire » explique Thierry Lentz dans son introduction (voir ci-dessous).

La volonté d’un homme qui se meurt, exposée en strates successives

Ces semaines avant le trépas furent-elles l’occasion pour Napoléon de dresser un bilan, de réfléchir, se repentir, tirer des conclusions, qui seraient visibles dans les lignes – et entre elles – et les ajouts successifs du Testament ? Le Testament est aussi l’aboutissement d’une longue réflexion entamée presque six ans auparavant, lors de son départ de France, en juillet 1815. Trois documents préparatoires, aujourd’hui disparus, l’ont précédé.

Trois exécuteurs testamentaires, présents à Sainte-Hélène à ses côtés, veillèrent au respect de ses volontés : le général-comte de Montholon, son chambellan ; le général comte Bertrand, grand maréchal du palais ; et son premier valet de chambre, Marchand. En présence de l’abbé Vignali, ces hommes de confiance signèrent et scellèrent le document.

Manuscrit autographe de Napoléon Bonaparte

Les voyages du Testament

Territoire britannique d’Outre-mer, l’île de Sainte-Hélène complexifia la question de la juridiction dont relevait le Testament. Les exécuteurs prirent la décision de le déposer en Angleterre : le 10 décembre 1821, Montholon le présenta au Prerogative Wills Office de Londres. « Testament et codicilles étaient en sécurité et, de surcroît, au secret », explique Chantal Prévot dans sa préface. « L’impératrice Marie-Louise et le gouvernement autrichien, malgré leurs démarches, ne connurent longtemps rien de leur contenu. (…) Désormais le règlement s’effectuait dans le cadre la législation anglaise qui donnait entière liberté au testateur pour choisir ses héritiers. »

Il faudra attendre 1853, après requête de Napoléon III à la reine Victoria, pour que le Testament et ses codicilles soient remis au comte Walewski, ambassadeur de France et par ailleurs fils illégitime de Napoléon. Les documents furent présentés le 25 mars dans un salon des Tuileries ; visés, signés et paraphés le lendemain par le président du Tribunal de la Seine, Louis-Marie de Belleyme ; enfin versés aux Archives impériales le 10 octobre 1860.

testament écrit à Sainte-Hélène

Des legs pour tous ses soldats

La diversité des legs, d’ordre financier (avec la distribution d’une somme de 200 millions de francs dont, en réalité, Napoléon ne disposait pas !), moral et politique ; l’ampleur des donations, touchant potentiellement un million de personnes ; la non-conformité du Testament au code civil ; la durée d’exécution du Testament, anormalement longue – presque 40 ans – ainsi que les polémiques et procès qui l’émaillèrent (voir préface de Chantal Prévot)… tout ceci contribuera à rendre ce document captivant pour qui prend la peine de le déchiffrer et de le questionner.

Une succession à rebondissements, qui atteindra son apogée lorsque Napoléon III, « par honneur familial et opportunité politique, endossera le rôle de quatrième exécuteur testamentaire pour honorer tous les legs personnels ou collectifs désignés par son oncle » (voir préface).

legs de Napoléon Bonaparte

Une reproduction enrichie de textes éclairant le manuscrit

Le Testament est accompagné d’une introduction de Thierry Lentz, d’un texte d’analyse de Chantal Prévot, d’une retranscription et de la liste des légataires.

Une introduction signée par Thierry Lentz

Directeur général de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz est professeur associé à L’ICES-Institut catholique de Vendée. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages sur le Consulat et le Premier Empire, dont Napoléon. Dictionnaire historique (Perrin, 2020), Pour Napoléon (Perrin, 2021) et Napoléon et le monde. 1769-2025 (Belin, 2025).

archives de Naopoléon aux archives nationales

Une préface de Chantal Prévot

Chantal Prévot est historienne, diplômée en bibliothéconomie et en histoire, et directrice de la Bibliothèque Martial-Lapeyre de la Fondation Napoléon. Ses travaux portent, entre autres, sur la vie quotidienne au Premier Empire et l’histoire des femmes. Son nouvel ouvrage Le sexe contrôlé : Être femme après la Révolution est paru en 2024 (éditions Passés/Composés).

Elle est aussi l’autrice d’œuvres à succès sur la ville de Paris, tels que Atlas de Paris au temps de Napoléon, avec Irène Delage (éditions Parigramme, 2014) ; ou encore Mystères de Paris (éditions du Cerf, 2021).

transcription du manuscrit de Napoléon

La Fondation Napoléon

La Fondation Napoléon est une institution reconnue d’utilité publique de recherche et de diffusion de la connaissance historique, d’aide à la préservation du patrimoine et de services au public. Ses champs d’intervention couvrent les deux Empires français et, plus largement, le XIXe siècle. La France et l’Europe contemporaines se sont fondées – sur le plan juridique, économique, social, géopolitique, etc. – pendant ce siècle des Bonaparte et des deux Empires, autour de principes d’une grande actualité : méritocratie, réconciliation, modernité, mondialisation. La Fondation Napoléon éclaire, par l’histoire et la culture, ceux de ces principes qui dessinent la société française et européenne de demain. Sa démarche s’appuie sur un réseau d’experts et de prestigieux partenaires, institutionnels et privés.

L’entrepreneur de génie Martial Lapeyre (1904-1984), homme discret, féru d’histoire et fasciné par l’aventure napoléonienne, collectionneur averti et membre de l’Association du Souvenir Napoléonien, fut à l’origine de la création de la Fondation Napoléon. Celle-ci a vu le jour en 1987.

Les Archives nationales (Paris)

Les Archives nationales de France, établissement du ministère de la Culture, sont le plus grand centre d’archives d’Europe. Mémoire de la France, elles conservent et communiquent aux publics les archives de l’État depuis le Moyen Âge, celles des notaires parisiens et des archives privées d’intérêt national. Elles contribuent à la connaissance de l’histoire et au partage des valeurs citoyennes auprès du grand public, par leurs expositions, publications et autres activités de médiation.

Manuscrits des Archives Nationales

L’Armoire de fer est le coffre abritant les documents les plus précieux de l’histoire de France : son contenu, qui s’enrichit au fil des années, compte notamment le testament de Louis XIV, le journal de chasse de Louis XVI, la dernière lettre et la gazette des atours de Marie-Antoinette, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges encodées sur ADN, L'Appel du 18 juin, etc.

Livre Napoléon Bonaparte

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