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J'accuse

Tirage mordoré,

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J'accuse...!, le manuscrit d'Émile Zola

À l'occasion des 120 ans de la parution de la tribune d'Émile Zola dans L'Aurore, nous sommes heureux de vous présenter le manuscrit de J'accuse...!, symbole de l'engagement pour la vérité et contre l'injustice.

Extrait de J'accuse d'Emile Zola

L'affaire Dreyfus : crise nationale et tournant historique

1898. L’affaire Dreyfus fait rage et divise encore la France. Le capitaine Alfred Dreyfus, qui n’a pas encore quarante ans, croupit en prison. Depuis plus de trois ans, il vit un cauchemar éveillé. Accusé d’avoir trahi son pays, traduit devant le premier conseil de guerre permanent du gouvernement militaire de Paris, condamné le 22 décembre 1894 à la dégradation et à la déportation, il survit dans un bagne de Guyane française, sur l’Île-du-Diable, dans des conditions épouvantables. Il a été séparé de son épouse Lucie et de leurs enfants en bas âge, restés en métropole ; il se clame innocent depuis le début de l’Affaire, soutenu par son frère dévoué, qui se bat vaillamment pour rétablir la vérité.

Émile Zola reste d’abord étranger à l'affaire, estimant le dossier contre Dreyfus trop solide pour être remis en cause. Jusqu’à la fin de l’année 1897, où il publie une série de trois articles en novembre, dans Le Figaro, dont le premier affirme dans sa conclusion restée célèbre : "La vérité est en marche, rien ne l'arrêtera plus."

J'accuse
Sa parole courageuse a réveillé la France
Anatole France

Après l’acquittement à l’unanimité du commandant Esterhazy – véritable coupable, reconnu par le lieutenant-colonel Georges Picquart, chef du service des renseignements militaires – devant un conseil de guerre, Émile Zola jette à nouveau sa plume indignée sur le papier afin d’écrire, d’une traite, un article vibrant. Sous forme de lettre ouverte au président de la République Félix Faure, le texte est publié sur six colonnes en Une de L’Aurore le 13 janvier 1898. Il crie à l’erreur et même à la machination judiciaire.

Mais quelle tache de boue sur votre nom que cette abominable affaire D ! (…) La vérité, je la dirai, car j’ai promis de la dire. (…) Ah cette 1ère affaire est un cauchemar, pour qui la connaît dans ses détails vrais !

Trois cent mille exemplaires du journal s'arrachent en quelques heures. C’est alors une "guerre du papier" qui éclate et secoue la société française, dans les revues, avec force caricatures, affiches, tracts... Zola devient la cible d’une propagande antidreyfusarde et antisémite abjecte.

Manuscrit J'accuse

En ces années, Émile Zola est un homme de lettres des plus en vue. Il est décoré de la Légion d'honneur et préside la Société des gens de lettres. Il fréquente les cénacles littéraires parisiens prestigieux – comme celui des frères Goncourt - ; il se lie avec Gustave Flaubert, Alphonse Daudet ou encore Guy de Maupassant. Ses livres connaissent un succès renouvelé – Thérèse Raquin (1867), puis la colossale fresque romanesque en vingt volumes des Rougon-Macquart, avec L'Assommoir (1876), Nana (1879), Germinal (1885), etc.

J'accuse Emile Zola

Avec l’article J’accuse...!, Zola s’expose à des représailles, et il le sait : ses accusations nominatives, dont celles visant le ministre de la Guerre et le chef d’état-major de l’armée, ne peuvent rester sans réponse. La riposte judiciaire tombe peu après, le romancier est convoqué au tribunal au mois de février de la même année, et si le procès ébranle les convictions et joue en faveur d’Alfred Dreyfus, Zola est contraint de s’exiler à Londres. L’intervention de l’écrivain déclenche ensuite ce qui permettra la réhabilitation de l’innocent par la Cour de cassation en 1906. Le procès de Rennes en 1899 est l’occasion de réviser le cas et Dreyfus est gracié quoique pas encore innocenté.

Livre J'accuse

L'affaire Dreyfus : une crise de conscience nationale/p>

L’engagement des écrivains au service de grandes causes humanistes se renouvelle à travers les âges et les époques. Voltaire et l’affaire Calas, au XVIIIe siècle, en est une belle illustration. Plus proche de Zola, l’affrontement de Victor Hugo et Louis-Napoléon Bonaparte aura marqué le XIXe siècle.

Au sujet de J’accuse...!, Charles Péguy écrivit : "Le choc fut si extraordinaire que Paris faillit se retourner", tandis que Jules Guesde salua ce qu’il qualifiait "d’acte le plus révolutionnaire du siècle".

Émile Zola avait-il conscience, en noircissant de sa plume élégante et courageuse ces trente-neuf feuillets, qu’il influencerait ainsi le cours de l’histoire ?

Facsimile d'Emile Zola

Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme. Pouvait-il se douter qu’il disparaîtrait lui-même, dans des circonstances comportant encore des zones d’ombre et de mystère, quatre ans plus tard ? Le manuscrit demeura dans la famille pendant de nombreuses années.

J'accuse : un manuscrit historique

En 1987, les trente-neuf pages sont mises en vente aux enchères par une arrière-petite-fille du romancier. François Léotard, alors ministre de la Culture et de la Communication, se positionne : "J’ai pris la décision, comme pour un monument historique, de faire en sorte qu’il ne puisse pas sortir du territoire national." C’est la BnF qui le conserve aujourd'hui, après en avoir fait l’acquisition en 1991 pour six millions de francs.

Beau livre Zola

De nombreux grands manuscrits d’Émile Zola – l’essentiel de ceux composant les Rougon-Macquart, entre autres, ainsi qu’une partie de sa correspondance – sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. Alexandrine Zola, sa fille, légua à la Bibliothèque de Méjanes Trois Villes ; le manuscrit de Nana se trouve quant à lui à la Pierpont Morgan Library de New York. La New York Public Library, la Fondation Martin Bodmer à Cologny, ou encore la Houghton Library de Harvard, sont également dépositaires et propriétaires de certains de ces trésors.

Une préface de Jean-Marie Rouart, de l’Académie française

Jean-Marie Rouart est romancier, essayiste et chroniqueur français. Il est membre de l'Académie française depuis 1997. Ses derniers ouvrages parus sont un Dictionnaire amoureux de Jean d'Ormesson (Plon, 2019) et récemment le roman Ils voyagèrent vers des pays perdus (Albin Michel, 2021).

L’Académicien, engagé au service de multiples grandes causes – révision des affaires Raddad ou encore Joushomme, lutte contre la prostitution – propose dans cette édition une préface inspirée sur le rôle public de l’écrivain au service de la justice. "Rien sinon l’amour de la vérité ne prédisposait Zola à échanger sa position confortable d’écrivain à succès."

Signature Emile Zola
Manuscrit Emile Zola

Édité en grand format

Cette édition toilée mordorée
a été tirée à 1000 exemplaires.

Chaque coffret est fabriqué à la main.

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