Tirage bleu roi,
numéroté de 1 à 1000,

$170 $
Grand format (25 x 35 cm)

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titre manuscrit du Mystère de Jean l'oiseleur

Le manuscrit du Mystère de Jean l’oiseleur, de Jean Cocteau

Ce coffret est conçu comme un écrin contenant une reproduction du manuscrit de Mystère de Jean l’oiseleur. Il s’adresse aux lecteurs les plus fidèles de Jean Cocteau, ainsi qu’aux amateurs d’objets littéraires rares.

Le coffret contient deux volumes : la reproduction intégrale du manuscrit (volume 1) et une analyse des autoportraits et des aphorismes de l’artiste (par David Gullentops - volume 2). L’ouvrage est préfacé par Dominique Marny, romancière et Présidente du Comité Cocteau. Le coffret est proposé en édition bilingue (anglais).

tranche de l'édition du Mystère de Jean L'oiseleur
 

Retrouvez aussi notre édition du livre rare Orphée ; le manuscrit de La Voix humaine de la main du peintre Bernard Buffet, avec dessins ; et les dessins de Jean Cocteau Pense au plus délicieux gouffre (1958) ainsi que celui exécuté pour la préparation du film La Belle et la Bête.

L’amour, la mort, l’art

Juillet-Septembre 1924. Jean Cocteau a-t-il conscience qu’il s’apprête à composer la plus intime et bouleversante de ses œuvres ? Il ne lui faudra que quelques semaines, dans une solitude et une tristesse incommensurables, pour vaincre les fantômes et faire triompher le pouvoir de la création. Sans doute, sans en avoir pleinement conscience…

À la mort de Raymond Radiguet, tragiquement emporté en décembre 1923 des suites d’une fièvre typhoïde mal diagnostiquée, Jean Cocteau est dévasté par le choc et le chagrin. Il se reproche de n’avoir pas su prendre suffisamment soin de son cadet, pour qui il souhaitait un destin brillant. Il s’enferme dans une chambre de l’hôtel Welcome, à Villefranche-sur-mer, sur la Côte d’Azur. Il ne pense pas pouvoir écrire à nouveau. Porté par la grâce de son imagination et avec l’aide de l’opium, il se dessine inlassablement devant le miroir. À travers cette gestuelle introspective et répétitive, le poète étouffe son désespoir, rend hommage à son ancien ami, s’interroge sur la mort et la création. Il convoque les artistes qui l’ont inspiré, tels que Picasso ou Apollinaire.

Le Mystère de Jean l’oiseleur est une passerelle : d’une part, il exprime la réalité parallèle que Cocteau a trouvée dans son miroir ; d’autre part, le poète de trente-cinq ans navigue entre un travail passé, tel qu’Antigone, et des ébauches de ce qu’il écrira par la suite – L’Ange Heurtebise, Orphée... On y retrouve des éléments forts de la mythologie propre à Cocteau : la rose, le miroir et bien sûr, l’étoile…

le coffret du manuscrit du Mystère de Jean L'oiseleur de Jean Cocteau

Un manuscrit dessiné

Edouard Champion est l’heureux destinataire de ces planches dessinées somptueuses, que Jean Cocteau souhaite alors voir publiées telles quelles, avec ratures et sans reliure, sous une couverture en carton ondulé. Soit une série de trente et un autoportraits entourés de textes parfois énigmatiques, et accompagnés d’une préface dans laquelle l’écrivain évoque sa superficialité supposée, avec une finesse sans précédent.

Un voyage hors temps, dans l’écriture et les méandres de la pensée de Cocteau. Une pensée toujours vive, profonde et originale, malgré l’éther dont il s’entoure, et qui grave quelques-unes de ces phrases inoubliables :

« Douter de tout c’est aussi douter du doute. Voilà ce qui guette les incrédules »

« La vie est la première partie de la mort »

« Ne me dites pas que votre métier vous fait vivre, le mien me tue »

Le Mystère de Jean l’oiseleur est édité par Champion à 130 exemplaires seulement, en 1925. C’est un objet insolite, pétri de beauté et des flammes d’un ailleurs parfois difficile à cerner. Le manuscrit n’avait jamais été publié depuis. Les Éditions des Saints Pères le rendent accessible pour la première fois, dans un coffret précieux.

Jean Cocteau et Raymond Radiguet

Jean Cocteau fait la connaissance de Raymond Radiguet dans une galerie d’art, en juin 1919. Le jeune garçon de Saint-Maur, qui a réussi à placer quelques dessins et articles dans les revues littéraires en vogue de l’époque, lui est probablement présenté par Jean et Valentine Hugo, ou Max Jacob. Leur amitié est immédiate : Jean Cocteau perçoit en lui le génie qu’il s’apprête à devenir. Le futur auteur du Diable au corps et du Bal du Comte d’Orgel lui devra beaucoup. De son vivant, puisque Cocteau lui ouvre les portes d’une élite parisienne et même internationale où intellectuels et artistes se côtoient, ivres d’être sortis de la guerre et de se remettre aussi vite que possible à vivre, créer, s’amuser ; et de façon posthume puisque Jean Cocteau veillera, jusqu’à sa propre mort, à ce que l’on n’oublie jamais les fulgurances de son protégé, en qui il voyait un maître.

Il aura cette phrase incroyable, après le décès de Raymond Radiguet survenu en décembre 1923 : « On nous l’a prêté, il fallait le rendre. »

La vie de Jean Cocteau, une longue aventure artistique

Jean Cocteau se passionne pour le théâtre, le dessin, la littérature et toute forme d’art, dès le plus jeune âge, en cela encouragé par sa famille. Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne, adapté sur scène, l’aurait poussé à la lecture et vers le spectacle vivant, dont on sait quelle importance il aura par la suite. Le suicide de son père, alors que Jean n’a pas encore neuf ans, l’affecte profondément. Quatre échecs au baccalauréat le dissuadent de reprendre ses études : un autre destin l’attend. À Paris, alors qu’il n’a que dix-huit ans, il se fait rapidement remarquer dans les salons littéraires. Dès 1909, il cofonde une revue avec Maurice Rostand, publie des articles et des dessins, et en février son premier recueil de poèmes, La Lampe d’Aladin. C’est le début d’une longue aventure artistique aussi riche que variée, jalonnée de livres (romans, poèmes, essais), de films, de pièces de théâtre (Les Parents terribles, écrite en huit jours) ; et qui le font collaborer avec des artistes de légende, comme Pablo Picasso, Coco Chanel, Serge Diaghilev, Édith Piaf… Le poète, comme il aimait à se qualifier, lui qui savait peindre des fresques, transformer les galets en œuvres d’art, réaliser des vitraux, créer des costumes et des décors – la liste est vaste – s’éteint à Milly-la-Forêt, sa dernière demeure. Il repose dans la chapelle qu’il a décorée, Sainte-Blaise-des-Simples.

Sur sa tombe, il avait demandé que soit gravée cette simple phrase tracée de sa main : « Je reste avec vous. »

Nabile Tabouri présente Le mystère de Jean l'oiseleur: "Un bijou (...)"
"'Le spectacle du forum consterne. On arrive trop tard dans la chambre; les bijoux ont disparu. Il ne reste que les malles ouvertes, les meubles à la renverse, le linge épars, les tiroirs fracturés.' Les mots les plus sobres et les métaphores les plus simples décrivent l'inexprimable (...)"
Dominique Marny : "C'est vrai que c'est extraordinaire qu'une maison d'édition se soit lancé dans ce défi parce que ce sont vraiment les autoportraits, il y a aussi tout un appareil critique et puis chaque texte est retranscrit et aussi traduit en anglais (...)"
"Le Mystère de Jean l'oiseleur' rassemble des dessins nés du décès de Raymond Radiguet. Un concentré d'émotions et d'interrogations sur l'art et la mort (...)"
"Cette œuvre peu connue réalisée en 1924 porte en titre : Le Mystère de Jean l'oiseleur. Jusque-là difficile à trouver, elle vient d’être rééditée en fac-similé dans un très bel écrin bleu nuit aux éditions des Saints Pères (...)"
"Entre Jean Cocteau et Raymond Radiguet, une 'émulation littéraire intense': Le mystère de Jean l’oiseleur en est le fruit ultime. L'œuvre mêle intimement dessin et écriture, on y retrouve les signes chers au poète, l'étoile, la rose ou le miroir (...)"
"Edité seulement à 130 exemplaires à l'époque, le manuscrit qui est un recueil d'une trentaine d'autoportraits de l'auteur est exceptionnellement republié par les éditions des Saints-Pères sous la direction de Dominique Marny, la petite nièce de Cocteau et Jessica Nelson co-fondatrice de la maison d'édition. (...)"
"Laissez-vous porter par la magie surréaliste, heurtée, puissante, d’un Cocteau sous opium. Ecoutez-le convoquer Apollinaire et Picasso, divaguer sur la mort, l’amour, l’art… (...)"
"C’est donc une oeuvre quasi-inédite et encore peu connue que proposent les Editions des Saints-Pères dans un coffret en deux volumes. On trouvera dans le premier la reproduction intégrale du manuscrit et, dans le second, une analyse des autoportraits et aphorismes de Cocteau (...)"
"Une merveille donc, voire une double merveille : le texte est précieux, l’objet est magnifique et ravira les bibliophiles, d’autant que le tirage, numéroté, est toujours disponible (mais attention, avec Noël qui approche, il risque de s’envoler très vite). (...)"
'Cette année encore les Éditions des Saints-Pères proposent un magnifique coffret idéal pour Noël (il y a des étoiles argentées dessus) : la reproduction du manuscrit du Mystère de Jean L’Oiseleur de Jean Cocteau, illustré de superbes dessins [...] je ne vois pas comment un bibliophile digne de ce nom pourrait ne pas être conquis !(...)"
"Publié de manière confidentielle en 1925 (130 exemplaires seulement), cette édition luxueuse comble pour ainsi dire une lacune et redonne vie à ce manuscrit extraordinaire, comme un quasi-inédit...  (...)"
"Les éditions des Saints-Pères offrent enfin une nouvelle vie et un nouvel écrin à ce très bel ouvrage. Dans un coffret toilé, vous trouverez deux livres également toilés du même bleu envoûtant et ornés d’argent (...)"